Oïdium

Les dégâts d’oïdium sont causés par  les champignons Podosphaera xanthii & Golovinomyces cichoracearum. Ces deux champignons ne s’attaquent qu’aux plantes de la famille des cucurbitacées. En Guyane, l’oïdium sévit principalement sur courgette et giraumon.

Symptômes et dégâts :

L’oïdium provoque l’apparition de taches circulaires, poudreuses et duveteuses à la face supérieure et inférieure du feuillage. Ces taches peuvent aussi s’étendre aux pétioles. Ces symptômes sont assez aisés à repérer en condition sèche. En cas de pluie, le poudrage est lessivé et on peut passer à côté sans le repérer. L’observation des symptômes peut alors être faite à la face inférieure des feuilles.
Les feuilles contaminées jaunissent et se dessèchent pouvant entrainer des brulures solaires sur les fruits. La plante affaiblie vieillie prématurément entrainant des pertes de rendement.

Biologie-Épidémiologie :

Les taches foliaires sont constituées de mycélium sur lequel des conidiophore produisent des conidies.

Conidies (forme ovale) et conidiophore d’oïdium

Ces spores conidiennes sont disséminées par le vent sur de longues distances. La dissémination et la contamination d’autres parcelles par le champignon sont favorisés par les climats secs.
A contrario, la présence d’humidité ou la pluie est plutôt défavorable au développement des champignons causant l’oïdium.

Méthodes de lutte :

  • Éviter de planter à l’ombre : ce facteur favorise la gravité des symptômes
  • Limiter les excès de fertilisation azotée
  • Lors de la première détection dans la parcelle, les feuilles contaminées peuvent être retirées, stockées dans un sac plastique puis détruites à l’écart de la parcelle pour éviter la dissémination des spores.

Liens utiles pour aller plus loin (bibliographie)

Podosphaera xanthii (Castagne) U. Braun & Shishkoff, Golovinomyces cichoracearum (DC.) V.P. Heluta, (1988) var. cichoracearum, Oïdium ou « blanc », (Ephytia, Inra)

Maladie du blanc (oïdium), (LI cultures – Ontario)

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