Rhizoctone foliaire des cucurbitacées

Le rhizoctone foliaire est provoqué par le champignon Thanatephorus cucumeris (syn. : Rhizoctonia solani). Il est plutôt connu pour provoquer des fontes de semis mais provoque sous nos latitudes de graves dégâts foliaires connues sous le nom de ‘rhizoctone foliaire’. Cette maladie a été repérée sur de nombreuses plantes maraîchères en Guyane : chou, navet, piment, concombre, …

Symptômes sur cucurbitacées :

Un fin duvet mycélien se développe à la surface foliaire. En s’étendant, il provoque de larges plages nécrotiques semblables à des brûlures qui peuvent entraîner une pourriture molle du feuillage. Le dernier stade d’infection est caractérisé par la formation de pseudo-sclérotes : masses blanchâtres qui assurent la conservation du champignon.

Biologie-épidémiologie :

Le champignon T. cucumeris peut se conserver dans le sol par le biais de son mycélium et des pseudo-sclérotes.

Vue microscopique de Rhizoctonia solani

C’est un champignon très polyphage, il peut donc se conserver aisément au gré des différentes plantes hôtes (cultivées ou adventices) présentes dans la parcelle. En Guyane, il est recensé sur baselle, concombre, chou, piment, agrume …

Les conditions de croissance de T. cucumeris sont comprises dans des fourchettes de température, d’humidité et d’acidité du sol assez large.

Les attaques de rhizoctone foliaire surviennent dans un intervalle de température situé entre 18 et 35 °C et lors de période d’intense pluviométrie (plus de 400 mm sur le mois ; en Guyane : janvier, avril, mai et juin).

Méthodes de lutte :

  • Maintien d’une fertilisation équilibrée
  • L’utilisation de la solarisation peut s’avérer nécessaire et efficace en cas de récurrence du problème
  • Assurer un espacement optimal entre les plants
  • On peut limiter l’impact de ce champignon du sol en mettant en œuvre toutes les techniques permettant de limiter les contacts du végétal avec la terre : paillage, palissage …
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